12 Décembre 2025
Voici un article de France Inter bien d'actualité.
J'avoue que cela m'interroge beaucoup, surtout sur ce besoin de l'utiliser...
... restons bien à l'écoute de la jeunesse
qui nous entoure!
-.-.-.-.-
La consommation de protoxyde d'azote, facilement accessible, est détournée de son usage initial. En réponse, des formations sont proposées aux professionnels pour prévenir les risques auprès des jeunes.
Comment parler aux jeunes des risques du protoxyde d’azote ? Le mal-nommé “gaz hilarant” ne fait plus rire personne quand sa consommation entraîne des accidents mortels sur la route, comme à Alès la semaine dernière : trois jeunes décédés, le conducteur en avait consommé, en plus d’alcool et d’autres stupéfiants. En région parisienne, la police relève une hausse de 50% des interventions liées à ce gaz sur un an. Un gaz dont l’inhalation n’est pas illicite en France, et dont l’achat reste relativement simple.
Face à ce phénomène, des formations existent, avec des éducateurs spécialisés, des infirmières ou encore des psychologues, qui se demandent comment aider les jeunes consommateurs. "Je ne les vois pas forcément consommer, ils font ça discrètement, mais on trouve pas mal de bonbonnes dans les rues, sur les quartiers sur lesquels on intervient", raconte Célia, lors de l'une de ces rencontres dans le Pas-de-Calais, à Billy-Montigny près de Lens, financée par l’ARS et assurée par Addictions France. Même si elle n'est pas experte du sujet, Célia, psychologue, est au contact de jeunes adolescents qui inhalent ce gaz. "Moi, étant psychologue, j'ai été formée en addictologie, mais forcément, on ne parlait pas du protoxyde d'azote à l'époque, c'est les jeunes qui m'ont répondu sur ce que ça faisait."
Un nouveau produit utilisé par une nouvelle génération : Nordine, éducateur spécialisé, 20 ans de métier, a lui aussi senti le besoin de se former. "Il faut qu'on s'approprie le produit et qu'on sache de quoi on parle, moi j' attends aussi des pistes pour pouvoir accompagner les jeunes." Pour répondre aux questions de ces professionnels, Alice, formatrice pour Addiction France, prône une prévention des risques par des conseils pratiques aux jeunes. "Éviter la consommation de protoxyde d'azote quand on prend le volant, toujours consommer le protoxyde d'azote par un ballon, ce qui permet de réchauffer le protoxyde d'azote et donc de limiter les risques de blessures. L'idée c'est de se dire qu'il n'y aura pas plus de consommateurs, mais il y aura juste des consommateurs qui prennent moins de risques."
"On sait qu'aujourd'hui les jeunes sont angoissés, anxieux, il y a phénomène autour de la santé mentale des jeunes", insiste le directeur de l'association locale "Avenir des cités", Sadek Deghima, qui a organisé cette formation pour ses équipes. Pour lui, c'est l'occasion aussi de s'interroger sur les causes de la consommation de protoxyde. "Quand on fait des réunions d'équipe, les éducateurs me faisaient remonter ce mal-être depuis la sortie du Covid, et aujourd'hui ça se traduit peut-être par de la consommation de produits de protoxyde d'azote."
Face à ce phénomène, ces formations sont nécessaires, estime-t-il, pour que tous les professionnels qui s'adressent aux jeunes consommateurs disposent d'outils de prévention efficaces. À partir de vendredi, la consommation de protoxyde d'azote sera interdite sur la voie publique dans le Jura, décision du préfet du département. La mesure est déjà en vigueur dans la Drôme.
.... vous en pensez quoi, vous?
Bon jeudi!